Trois questions à Baptiste Amato-Gagnon sur les objets connectés dans l’industrie

A propos de Baptiste Amato-Gagnon
Ingénieur, expert en IA et en qualité industrielle, Baptiste Amato a fondé psycle.io en 2017 pour accompagner les industriels vers l’industrie 4.0. Il est un des principaux contributeurs du projet indusmakers.
Comment décririez-vous l’adoption des objets connectés dans l’industrie aujourd’hui, en Europe ?
Bien que les “objets connectés” comptent parmi eux un grand nombre d’outils, leur adoption reste globalement marginale dans les industries. Les process industriels terrains restent très manuels, et il manque une centralisation des informations de production. Ce type de technologies se démocratise notamment avec les apprenants, qui lors de leur formation ont pu appréhender les IoT. Il est important de noter que dans les machines les plus récentes, des IoT sont déjà intégrés afin de faciliter les opérations de maintenance : remontée automatique du niveau d’huile, de la vitesse du convoyeur, du pas machine, etc. Or pour de nombreuses entreprises, les machines actuellement en production ne seront pas remplacées avant un grand nombre d’année : il devient donc nécessaire de multiplier les capteurs connectés afin d’assurer une meilleure traçabilité des informations de production.
Comment décririez-vous l’adoption des objets connectés dans l’industrie aujourd’hui, en Europe ?
Bien que les “objets connectés” comptent parmi eux un grand nombre d’outils, leur adoption reste globalement marginale dans les industries. Les process industriels terrains restent très manuels, et il manque une centralisation des informations de production. Ce type de technologies se démocratise notamment avec les apprenants, qui lors de leur formation ont pu appréhender les IoT. Il est important de noter que dans les machines les plus récentes, des IoT sont déjà intégrés afin de faciliter les opérations de maintenance : remontée automatique du niveau d’huile, de la vitesse du convoyeur, du pas machine, etc. Or pour de nombreuses entreprises, les machines actuellement en production ne seront pas remplacées avant un grand nombre d’année : il devient donc nécessaire de multiplier les capteurs connectés afin d’assurer une meilleure traçabilité des informations de production.
Comment décririez-vous l’adoption des objets connectés dans l’industrie aujourd’hui, en Europe ?
Bien que les “objets connectés” comptent parmi eux un grand nombre d’outils, leur adoption reste globalement marginale dans les industries. Les process industriels terrains restent très manuels, et il manque une centralisation des informations de production. Ce type de technologies se démocratise notamment avec les apprenants, qui lors de leur formation ont pu appréhender les IoT. Il est important de noter que dans les machines les plus récentes, des IoT sont déjà intégrés afin de faciliter les opérations de maintenance : remontée automatique du niveau d’huile, de la vitesse du convoyeur, du pas machine, etc. Or pour de nombreuses entreprises, les machines actuellement en production ne seront pas remplacées avant un grand nombre d’année : il devient donc nécessaire de multiplier les capteurs connectés afin d’assurer une meilleure traçabilité des informations de production.

Quels sont selon vous les principaux freins rencontrés par les industriels pour exploiter cette technologie ?
Les objets connectés semblent perçus comme petits, fragiles, complexes à appréhender et à maintenir. La communication générale autour des IoT reste concentrée sur les particuliers, pour des projets personnels ou type “FabLab”, or le secteur industriel aurait tout à fait intérêt à prendre en main ce genre d’outils, internaliser des compétences et comprendre à quels enjeux ceux-ci peuvent répondre.
Le remplacement se fait aisément, sans besoin de compétence particulière, et ils restent discrets sur les lignes de production.
Le remplacement se fait aisément, sans besoin de compétence particulière, et ils restent discrets sur les lignes de production.

Quelles sont les perspectives pour les 10 années à venir ?
Les exemples d’usages se multiplieront : les objets connectés s’intègreront de plus en plus facilement sur les process industriels, et seront éprouvés sur différents sujets. Leurs bénéfices permettront de rassurer de nombreux acteurs et leur permettra d’avoir une meilleure maîtrise de leurs process et équipements.
Tout comme l’augmentation quotidienne du nombre d’outils numérique type “SaaS” pour aider à la productivité dans les métiers “digitaux”, les IoT deviendront à terme incontournables pour les enjeux de qualité et de maintenance.
Depuis quelques années, des enjeux autour du “jumeau numérique” apparaissent pour les plus grandes structures. Or si un jumeau numérique d’une entreprise de conseil en management est simplement un tableau de bord du chiffre d’affaires et de la marge de chaque collaborateur, pourquoi un jumeau numérique industriel devrait-il être plus complexe qu’un tableau de bord réunissant les informations de production pour chaque ligne ? Les constructeurs d’équipements industriels intègreront sans doute dans les prochaines années des outils propriétaires permettant de suivre à distance l’activité de leurs machines…
Tout comme l’augmentation quotidienne du nombre d’outils numérique type “SaaS” pour aider à la productivité dans les métiers “digitaux”, les IoT deviendront à terme incontournables pour les enjeux de qualité et de maintenance.
Depuis quelques années, des enjeux autour du “jumeau numérique” apparaissent pour les plus grandes structures. Or si un jumeau numérique d’une entreprise de conseil en management est simplement un tableau de bord du chiffre d’affaires et de la marge de chaque collaborateur, pourquoi un jumeau numérique industriel devrait-il être plus complexe qu’un tableau de bord réunissant les informations de production pour chaque ligne ? Les constructeurs d’équipements industriels intègreront sans doute dans les prochaines années des outils propriétaires permettant de suivre à distance l’activité de leurs machines…
Depuis quelques années, des enjeux autour du “jumeau numérique” apparaissent pour les plus grandes structures. Or si un jumeau numérique d’une entreprise de conseil en management est simplement un tableau de bord du chiffre d’affaires et de la marge de chaque collaborateur, pourquoi un jumeau numérique industriel devrait-il être plus complexe qu’un tableau de bord réunissant les informations de production pour chaque ligne ? Les constructeurs d’équipements industriels intègreront sans doute dans les prochaines années des outils propriétaires permettant de suivre à distance l’activité de leurs machines…
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